sam 29 jan 2005
Mort de Jacques Villeret
29 01 2005
En passant me prendre, ce soir vers 20h30, Baptiste m'annonce la mort de Jacques Villeret.
Je tiens ici à rendre hommage à ce très bon acteur, qui a su enchanter nombre d'entres nous.
Parmis les nombreux articles paru, je citerais ceux de Reuters ainsi que du Nouvel Obs :
Le comédien Jacques Villeret, l'interprète aux yeux tristes du "Dîner de cons" et de la "Soupe au choux", est décédé � l'âge de 53 ans, a-t-on appris vendredi dans son entourage. Né � Loches (Indre-et-Loire) le 6 février 1951, élève du conservatoire de Tours, puis de Paris, il débute au théâtre avec des classiques ("Occupe-toi d'Amélie", "Les Fourberies de Scapin").
C'est Claude Lelouch qui lui offre son premier rôle important au cinéma dans "Le Bon et les Méchants", en 1974.
"C'est terrible car c'était un acteur unique, un poids lourd aux côtés des Raimu, des De Funès (...), qui nous faisait cadeau de sa vie pour nous amuser, nous distraire et nous émouvoir", a déclaré Claude Lelouch vendredi sur LCI.
Francis Veber, réalisateur du "Dîner de cons", s'est dit "effondré" par la mort du comédien, même s'il a précisé que cette nouvelle était attendue car Jacques Villeret se savait malade depuis longtemps. "C'est dur de trouver quelqu'un d'aussi inattendu, il avait la grâce et portait la tragédie en lui car il savait qu'il allait mourir", a-t-il déclaré sur LCI.
*Jacques Chirac a salué "l'une des figures familières de la scène et du cinéma français, ralliant toutes les générations autour de personnages attachants et émouvants". Le chef de l'Etat a salué "un homme de grande générosité" un "merveilleux comédien" qui restrera "l'un des grands serviteurs de son art".
Le Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, a fait part de sa "profonde" peine en apprenant la mort du comédien qui avait "le coeur comme le visage, rond, comme un soleil". "Sa lumière nous manquera", ajoute le chef du gouvernement.
Le maire de Paris Bertrand Delanoë a salué un "grand comédien" qui imposait "un personnage qui alliait souvent une douleur contenue et une spontanéité héritée de l'enfance". Quant au ministre de l'Agriculture, Domnique Bussereau, qui fut le camarade de classe de Jacques Villeret au lycée Descartes de Tours, il se dit "bouleversé".
"C'est surtout l'ami que je quitte avec une très grande douleur", écrit-il dans un communiqué.
Son allure de gentil garçon rondouillard, naïf et étonné, avait valu � Jacques Villeret de nombreux rôles au cinéma et la sympathie du public.
Hilarant en extra-terrestre près de Louis de Funès dans la "Soupe aux choux" (1981), ou en improbable Reichsmarschall von Apfelstrudel dans "Papy fait de la Résistance" (1983), Jacques Villeret sait aussi être émouvant dans le rôle d'un simple d'esprit aux côtés de Pauline Lafont, le temps d'un "Eté en pente douce" (1987).
Comédien de théâtre avant tout, "ma base" disait-il, il connaît le succès avec l'adaptation du livre de Patrick Süskind "La Contrebasse". Il fait également un triomphe sur les planches aux côtés de Claude Brasseur dans "Le Dîner de cons", dans le rôle du débonnaire François Pignon. L'adaptation de la pièce au cinéma attirera neuf millions de spectateurs.
Jacques Villeret avait joué dans "Vipère au poing", de Philippe de Broca, sorti l'an dernier, et dans "Iznogoud", de Patrick Braoudé, dont la sortie est prévue début février.
Il avait obtenu le César du meilleur second rôle pour "Robert et Robert" (1978) et celui du meilleur acteur pour "Le Dîner de cons" (1998).
Nouvel Observateur :
Jacques Villeret, l'interprète inoubliable de "La soupe aux choux" et du "Dîner de cons", est mort vendredi 28 janvier � 53 ans d'une hémorragie interne au centre hospitalier d'Evreux (Eure), a-t-on appris auprès de son entourage. Pris d'un malaise alors qu'il se trouvait dans sa maison de campagne près d'Evreux, où il se trouvait avec des invités, l'acteur a été hospitalisé dans l'hôpital de la ville où il est décédé. Acteur de composition, Jacques Villeret a incarné très souvent le Français moyen, gentil personnage rondouillard assez naïf, souvent souffre-douleur. Formé au Conservatoire de Tours, puis de Paris, où il a comme professeur Louis Seigner, Jacques Villeret fait ses premières armes au théâtre ("Occupe-toi d'Amélie", "Les Fourberies de Scapin"). C'est Yves Boisset qui, le premier, lui donne sa chance au cinéma, dans "R.A.S." (1972). "La Soupe aux choux" (1981) l'avait imposé définitivement aux yeux du grand public. Après un premier César du meilleur second rôle en 1978 pour "Robert et Robert", il en avait obtenu en 1998 un second, celui du meilleur acteur, pour "Le dîner de cons", de Francis Veber.
"Iznogoud"
Il incarne dans ce film le rôle de François Pignon, qu'il avait créé au théâtre. Ce sera un succès phénoménal (plus de 9 millions de spectateurs et un deuxième César pour Villeret). Il enchaîne ensuite trois films de Jean Becker, "Les Enfants du marais" (1999), "Un crime au paradis" (2000) et "Effroyables jardins" (2002). Fidèle � son image de français moyen, il est un grand-père chargé de garder son petit fils perturbé par la disparition de sa mère dans le drame "Malabar Princess" de Gilles Legrand ou encore un père compréhensif mais lâche face � la redoutable Folcoche interprétée par Catherine Frot dans "Vipère au poing" (2004) de Philippe de Broca. Il renoue avec la comédie en interprétant le Calife dans "Iznogoud" (2004, sortie le 9 février prochain) de Patrick Braoudé, où il donne la réplique � Patrick Braoudé. Au théâtre, il avait joué notamment dans "La Contrebasse" (1990) de Patrick Süskind et en 2000 dans "Jeffrey Bernard est souffrant" de Keith Waterhouse. Jacques Villeret était chevalier de la légion d'honneur.
