mer 23 mar 2005
Quiksilver devient numéro un mondial de l'outdoor - Rachat de Rossignol
23 03 2005Figaro du 23 mars, Ch. L. :
Le mariage de la mer et de la montagne, de l'hiver et de l'été, et en tout cas de deux marques mondialement reconnues dans leurs univers respectifs. C'est en ces termes somme toute assez peu financiers que Bernard Mariette, le président de Quiksilver Inc, a présenté hier l'opération qui va lui permettre de racheter Rossignol, le leader mondial du ski (voir nos éditions d'hier). Cette alliance donnera naissance au leader mondial de l'outdoor, avec un chiffre d'affaires de l'ordre de 2 milliards de dollars, présent dans cinq univers complémentaires (neige, montagne, urbain, golf, eau).
C'est un Rossignol en pleine restructuration industrielle qui va entrer dans l'orbite du leader mondial de la glisse. Un plan de 134 suppressions de postes sera déployé sur deux sites français, près de Voiron, en Isère, et à Sallanches, en Haute-Savoie, pour faire face à la concurrence chinoise. Les coûts de ce plan seront provisionnés dans les comptes de l'exercice 2004-2005 clos le 31 mars et feront plonger les résultats du groupe dans le rouge, avec une perte estimée entre 10 et 16 millions d'euros.
L'offre de rachat du groupe américain coté à New York valorise Rossignol 241 millions d'euros et inclut une reprise de dettes de 120 millions d'euros. Dans le détail, Quiksilver va prendre le contrôle de la commandite familiale par action Ski Expansion, qui détiendra à terme 49% des droits de vote de Skis Rossignol. Il compte ensuite lancer une OPA au prix de 19 euros par action sur le reste des titres. Au final, Quiksilver détiendrait 75% des actions de Ski Expansion, la famille Boix Vives s'engageant à conserver à titre transitoire les 25% restants.
Les anciens actionnaires familiaux du numéro un mondial du ski seront rémunérés en partie en numéraire, mais également en titres Quiksilver qui représenteraient 1,5% du capital. Ils conserveraient également 36% de la société spécialisée dans le golf, Cleveland, dont Laurent Boix Vives va devenir vice-président.
Selon Bernard Mariette, le prix proposé de 19 euros par action représente «une prime de 43% par rapport au cours du 26 novembre 2004, dernier cours avant le mouvement de spéculation qui s'est emparé de la valeur sur fond de rumeurs de vente.»
Les minoritaires de Rossignol ne partagent pas ce point de vue et n'entendent pas être mis devant le fait accompli. L'Association française des petits porteurs actifs (Appac) a ainsi annoncé qu'elle envisageait de porter plainte contre X «pour divulgation de fausses informations ayant influencé le cours de Bourse» de Skis Rossignol. En clôture, Skis Rossignol valait 18,89 euros lundi soir. Son cours s'était apprécié de plus de 10% au cours des trois dernières séances. L'action avait surtout flambé tout au long du mois de décembre sur des rumeurs de vente. De 12,97 euros (le 26 novembre), le titre avait atteint un plus haut de 17,15 euros (le 22 décembre).
Le président de l'Appac, Didier Cornardeau, rappelait hier «que la direction avait évoqué le 10 novembre 2004 un engagement collectif de conservation de titres, pour une durée de deux ans entre le président du conseil de surveillance, Laurent Boix-Vives, les membres de sa famille siégeant au conseil, la SCA Ski Expansion et la SA SDI, société de services et de développement.»
Ca me gave moi ces rachats à la con. Surtout quand tu vois que Quiksilver qui est leader mondial dans son domaine (c'est même écrit dans ton article) se sent obligé de supprimer 134 postes en france. J'y connais rien en économie certes, mais je trouve ça dégueulasse. C'est vrai que la main d'oeuvre française coute cher et qu'il doit être plus interessant de produire ailleurs, mais ça m'énerve. Surtout que Rossignol finissait malgré tout avec un bilan positif cette année. (J'ai pas de chiffres, faudrait que je m'y interesse un peu).
Enfin je veux pas critiquer Quikcilver particulièrement (certes non ! je pourrais plus sortir de chez moi si je boycot' les ringues de quik' ;) ), mais que les rachats de grandes boites par des grands groupes afin de faire encore plus de thune (c'est vrai.. 2miliards de chiffres, c'est pas rien !) passent toujours pas des suppressions de postes immédiates, moi ça me gave ! Surtout quand c'est en france, et encore plus quand c'est dans ma région. (koi que l'isere et la haute savoie on s'en fout en fait :p ).
Après c'est sûr que je ne connais rien en économie et que les choix de licenciements ont certainement été motivés par de véritables et inévitables raisons...
C'est pas pour ca que je posté ;)
Et puis, le résultat sera négatif vu qu'ils vt provisionner pr les licenciements :) (mais non, je te charrie pas :p )
J'ai posté cela juste parce que ca touche assez notre univers ;)
Sinon, je suis pas contre ces rachats, et puis il y a des licenciements qui valent le coup, surtout ds ces cas là (si ca coute si chère, c'est que svt, pour pas avoir de conflits, tu prends un gars qui a 55ans (dc on va dire qu'il lui reste 5ans à faire), et il repars 5ans plus tôt avec un chèque de 5ans de salaire :)