vendredi 10 février 2006

Un pantin...

10 02 2006

J’en ai assez…

Je regarde par mégarde le journal télévisé. 20 minutes en rapport avec le fait du jour. Au programme, séance d’humiliation publique…
Mise en situation, bienvenue dans l’arène… On a le public, le toréador (l’orateur) et le taureau… le tout retransmis en direct… et retranscrit en différé par les chaînes de télévision françaises.
C’est parti pour 7 heures de mise à mort lente et douloureuse… régulièrement, on relance un pic pour que le taureau s’épuise.

Je ne parlerais pas du public (qui à la fin, lève ou baisse le pouce pour décider de la mise à mort ou non du j… du taureau !), ni du torero. Passons au taureau…

Costume gris, chemise bleu clair, l’ensemble se veut discret… trop discret. Sous cet ensemble, un homme, 34 ans, il en parait 5 de moins, le cheveu raz, coupe du timide au collège… on sent déjà le combat biaisé.
Cet homme a les bras croisés. Il ne les décroisera pas… comme pour prendre moins de place… il n’est pas droit, mais recroquevillé, semble craintif, chétif…

Il s’explique, annonce son cheminement, ses idées… puis les questions fusent, cet homme n’est pas un grand orateur, il s’empêtre, ne sait que répondre… on frôle le ridicule à plusieurs repris.

On a un sentiment de mal être. Pourquoi avoir mis une vachette, sans expérience, pour un combat aussi fort, aussi rude…

Pourquoi ? Cette vachette, à peine adulte, c’était vu confier un des combats les plus durs qu’il existe en France. Elle était alors seule pour gérer le combat, un combat de haut niveau… dont les règles sont connus de beaucoup… et dont peu en seraient sortis indemne.

On a ici à faire à une vachette sans expérience, à qui l’on a confié un dossier bien trop compliqué et complexe pour une seule vachette. Tout le monde l’approuvait, lui disait de continuer… aujourd’hui, cette vachette est seule, lâchée de beaucoup.
On s’acharne sur une tête pour mieux cacher les autres vices, il est plus simple d’attaquer la vachette pour ses erreurs que le principe de la tauromachie et ses règles.

Quatre mois que les journaux font choux gras de ces combats, parlant tantôt des bons en méchants, des méchants en victimes, des ‘’juges’’ en responsables, des mêmes en bourreau sans compassion et sans loi.
Cette presse (pas toute heureusement) préfère se contredire en quelques mois, pour tenter de se vendre… Elle se prostitue pour essayer de gagner quelques euros… plutôt que de garder une retenue et un rôle d’information et d’indépendance qui devrait lui être propre.

Enfin, public, un peu de compassion… on n’attaque pas un taureau blessé…

Bravo Mr. Martel !